mardi 16 juin • 20:30 • Basilique (Grande scène)

Amina Edris, soprano
Adèle Charvet, mezzo-soprano
Sahy Ratia, ténor
Guilhem Worms, baryton-basse
Richard Wilberforce, chef de chœur
Jérémie Rhorer, direction
Johannes Brahms Ouverture tragique
Wolfgang Amadeus Mozart Messe en ut mineur KV 427
Deux œuvres emblématiques du répertoire classique cohabitent pour ce grand concert réunissant orchestre, chœur et solistes d’exception.
Tout d’abord, L’Ouverture tragique de Johannes Brahms. Composée en 1880, cette ouverture aux allures de symphonie, révèle une autre facette du compositeur : loin de l’esprit festif de l’Ouverture académique créée à la même période, Brahms y déploie une écriture dense et dramatique, traversée de tensions et de contrastes puissants. Héritier admiratif de Bach et de Haendel, dont il étudia toute sa vie le style et la technique, Brahms s’inspire ici de la force et de la profondeur des grandes œuvres chorales du passé. Son écriture orchestrale, à la fois puissante et maîtrisée, donne à cette musique une intensité sombre et profondément expressive.
Puis l’une des œuvres sacrées les plus abouties de Mozart : la Messe en ut mineur, qui unit ferveur spirituelle et intensité dramatique. C’est dans le contexte de ses futures noces et de la découverte de la musique baroque que Mozart entreprend la composition de sa Grande Messe en ut. Reconnu a posteriori comme l’éminent représentant du style classique, Mozart n’en demeure pas moins un expérimentateur. Prenant également pour modèles Bach et Haendel, son répertoire sacré devient un véritable laboratoire. N’étant pas due à une commande, la composition de la Grande Messe en ut tirerait son origine d’une promesse que Mozart aurait faite à sa fiancée : faire jouer une messe lorsqu’ils retourneront tous deux à Salzbourg, ville natale de Mozart. Promesse tenue, la Messe fût exécutée pour la première fois le dimanche 26 octobre 1783 à l’Église Saint-Pierre de Salzbourg, et Constance Weber chanta la partie de soprano solo.
Pour ce programme faisant écho à la soirée Mozart/Brahms de 2024, on retrouvera l’orchestre du Cercle de l’Harmonie, sous la baguette de Jérémie Rhorer, ainsi que le chœur de l’Orchestre de Paris et un très beau plateau de solistes.
On réentendra avec plaisir Adèle Charvet, Sahy Ratia et Guilhem Worms, déjà conviés en 2024 pour le Requiem de Mozart et on accueillera pour la première fois la soprano Amina Edris, née en Egypte et formée en Nouvelle-Zélande, qui excelle dans un répertoire très éclectique, de la musique baroque aux créations contemporaines.