jeudi 28 mai • 20:30 • Basilique (Grande scène)

Johann Sebastian Bach Magnificat BWV 243
sopranos I : Eugénie de Padirac, Jana Pieters, Erika Tandiono*, Zsuzsi Tóth
sopranos II : Anna Bachleitner, Victoria Cassano, Maëlys Robinne*, Līga Zīriņa
altos : Alexander Chance*, Sofia Gvirts, Jan Kullmann, Matylda Stasto
ténors : Philippe Froeliger, Jonathan Hanley*, Thomas Kelly, João Moreira
basses : Bertrand Delvaux, Lionel Meunier, Lóránt Najbauer, Felix Schwandtke*
*solistes
Georg Friedrich Haendel Ode à sainte Cécile HWV 76
soprano solo : Rachel Redmond
ténor solo : Michael Spyres
sopranos : Eugénie de Padirac, Jana Pieters, Maëlys Robinne, Erika Tandiono, Zsuzsi Tóth, Līga Zīriņa
altos : Anna Bachleitner, Victoria Cassano, Alexander Chance, Sofia Gvirts, Jan Kullmann, Matylda Stasto
ténors : Philippe Froeliger, Jonathan Hanley, Thomas Kelly, João Moreira
basses : Bertrand Delvaux, Lionel Meunier, Lóránt Najbauer, Felix Schwandtke
violons I : Tuomo Suni, Antina Hugosson, Hannah Visser, Annemarie Schubert
violons II : Cynthia Freivogel, Birgit Goris, Ellie Nimeroski, Mélanie Evrard
altos : Raquel Massadas, Wendy Ruymen, Amaryllis Bartholomeus
violoncelles : Philine Lembeck, Lies Wyers, Teresa Madeira
contrebasse : Benoît Vanden Bemden
flûte traversière I : Sophia Kind
flûte traversière II : Stefanie Troffaes
hautbois I : Benoît Laurent
hautbois II : Gustav Friedrichson
basson : Anaïs Ramage
trompette I : Russell Gilmour
trompette II : William Russell
trompette III : Gareth Hoddinott
timbales : Koen Plaetinck
théorbe : Simon Linné
clavecin : Anthony Romaniuk
orgue : Daniel Seeger
CONCERT D’OUVERTURE
En décembre 1723, quelques mois après sa nomination comme cantor de l’église Saint-Thomas de Leipzig, Johann Sebastian Bach compose pour les vêpres de Noël l’une de ses œuvres les plus éclatantes : le Magnificat. Inspirée du chant de louange de la Vierge Marie tiré de l’Évangile selon saint Luc, cette partition déploie une extraordinaire richesse de couleurs et d’invention. Alternant grands chœurs, airs solistes d’une profonde expressivité et pages d’une délicatesse intime, Bach y conjugue la ferveur liturgique et la virtuosité musicale dans une fresque d’une intensité dramatique saisissante. Dès ses premières mesures, le Magnificat affirme cette puissance lumineuse qui en fera l’un des sommets de la musique sacrée européenne.
16 ans plus tard, en novembre 1739 à Londres, Georg Friedrich Haendel présente pour la fête de sainte Cécile son Ode à sainte Cécile, sur un texte du poète anglais John Dryden. À mi-chemin entre cantate et oratorio, cette œuvre célèbre le pouvoir de la musique comme force créatrice et principe d’harmonie universelle. Haendel y fait preuve d’une invention orchestrale foisonnante : chaque air évoque un instrument, une couleur ou une émotion particulière, tandis que les chœurs magnifient la dimension cosmique de cette célébration musicale. Entre éclat théâtral et élan spirituel, l’Ode à sainte Cécile compte parmi les partitions les plus raffinées du compositeur.
Ce concert réunit deux chefs-d’œuvre composés à quelques années d’intervalle, portés par deux solistes d’exception. La soprano écossaise Rachel Redmond, reconnue pour son interprétation du répertoire baroque, s’est produite dans de nombreux opéras et oratorios de Bach et Haendel sous la direction de chefs tels que William Christie, Jordi Savall, Leonardo García-Alarcón, Christophe Rousset ou Trevor Pinnock.
À ses côtés, le ténor américain Michael Spyres, acclamé sur les plus grandes scènes internationales, déploie une voix et une présence hors du commun dans un répertoire allant du baroque jusqu’à Wagner. Ensemble, ils donnent vie à deux visions magistrales de la musique sacrée du XVIIIe siècle, où se rejoignent célébration, virtuosité et spiritualité.